Au milieu d'une nouvelle surconsommation de web forums et tout ce qui me sert à ne surtout pas être dans le réel, je me suis souvenu que j'avais, ce 16 février, parcouru 9 mois sans nourrir mon imaginaire de porno, de chat de rencontres etc. 9 mois sans sexe virtuel et réel, 9 mois qui m'ont permis de vivre avec ma compagne sans la tromper. Comme pour l'alcool dont le suis abstinent depuis 7 novembre 2003, je fais l'expérience qu'un jour à la fois, je peux faire l'expérience d'une certaine liberté. Pas toujours simple, car beaucoup de supports addictifs (le net, les émotions, la bouffe aussi...) sont là pour nourrir mes angoisses et ma flemme structurelles. Comme le dit John, il n'y a qu'en mettant autre chose à la place que je donnerai un coup de collier un peu plus net à ma libération - laquelle en ce moment, joue le yoyo entre un jour avec et un jour sans. Quelque chose comme de la confiance dans ce que je fais (c'est à dire autre chose que l'angoisse qui tétanise) se met en place doucement. Enfin, c'est ce que je crois percevoir. Utile pour m'aider à décrocher de l'imaginaire permanent dans lequel j'aimerais bien me complaire. Jean de la Croix disait - j'ai lu ça cette semaine - que la porte vers Dieu passait par la Croix. Ce n'est pas le dolorisme que je prône là. La croix vient rappeler notre condition humaine, et nous invite à nous coltiner notre concret, si l'on veut percevoir nos progrès en matière de spiritualité. Dieu ne nous demande de rendre une belle dissertation, mais de nous souvenir qu'il ne s'est pas incarné dans l'humble créature humaine pour jouer les intellos de service sur les forums. :-)))))