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Spiritualité

Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 15:26

Je vous partage ce très beau texte de Charlie Chaplin. A lire, à relire et surtout à méditer.

 

 

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,
n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes
convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente 
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation, ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la
personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd'hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer
de tout ce qui ne m’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans ,
j’ai abandonné les méga projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu
compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l' Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir ,
mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est Savoir vivre !


Charlie Chaplin 

Par B. - Publié dans : Spiritualité - Communauté : sex addicts anonymes
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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 16:53

 





En ce temps-là, Jésus prit la parole : " Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » 

Matthieu 11,28-30.

Quand le fardeau est trop lourd… Le fardeau ? Autrement dit, toutes les peurs, toutes les émotions négatives et tout ce qui nous accroche à une manière de fonctionner refusant de se donner, de se laisser emmener sur le fleuve de la vie, de laisser vivre. Tous ces produits consommés et toutes ces compulsions qui donnent l’illusion d’exister, de se sentir exister, mais qui en réalité consument et détruisent.

Se libérer d’une dépendance commence par là. Par prendre conscience qu’il est devenu impossible de continuer à croire que l'on peut porter seul le fardeau. Qu’il faut le poser. Lâcher prise. Puis s’ouvrir. À un Autre, à une Parole, à « quelque chose » qui nourrit. Pas toujours simple quand on est tellement habitué à se détruire et à fonctionner à l'orgueil. S’ouvrir à la douceur et à l’humilité. Cesser de vouloir forcer les choses, mais se laisser atteindre par une force d’amour et retrouver ainsi une volonté de vivre. S’ouvrir aux autres dépendants qui sont engagés sur le chemin de la liberté, qui témoignent de l’Esprit à l’œuvre dans le monde et qui nous indiquent la voie de la résurrection promise par le Christ. Je n'oublie pas qu'Il en chacun de nous depuis qu’Il s’est donné à l'humanité.

Par B. - Publié dans : Spiritualité - Communauté : sex addicts anonymes
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 17:46

 

Abonné à "L'évangile au quotidien", je trouve que le texte d'aujourd'hui, ainsi que le commentaire de Jean XXIII correspond bien à la condition du dépendant, notamment quand il rechute. Accepter sa misère puis accepter de faire confiance pour retrouver la joie. Je vis un peu cela en ce moment.

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,3-

 

Jésus disait cette parabole : « Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! ' Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. » Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

Commentaire du jour : Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), pape - Journal de l'âme, 1901-1903 (trad. Cerf, 1964, p. 242 )

« Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue » Je sens que mon Jésus se fait toujours plus proche de moi. Il a permis ces jours-ci que je tombe à la mer et que je me noie dans la considération de ma misère et de mon orgueil, pour me faire comprendre à quel point j'ai besoin de lui. Au moment où je risque d'être submergé, Jésus, marchant sur les eaux, vient à ma rencontre en souriant pour me sauver. Je voudrais lui dire avec Pierre : « Éloignez-vous de moi, Seigneur, car je suis un pécheur » (Lc 5,8), mais je suis devancé par la tendresse de son cœur et par la douceur de ses paroles : « N'aie pas peur » (Lc 5,10). Oh ! je ne crains plus rien à côté de vous ! Je repose tout contre vous ; pareil à la brebis perdue, j'entends les battements de votre cœur ; Jésus, je suis à vous une fois de plus, à vous pour toujours. Avec vous je suis vraiment grand ; sans vous je ne suis qu'un faible roseau, mais appuyé à vous je suis une colonne. Je ne dois jamais oublier ma misère, non pour trembler sans cesse, mais pour que, malgré mon humilité et ma confusion, je m'approche de votre cœur avec toujours plus de confiance, car ma misère est le trône de votre miséricorde et de votre amour.

Par B. - Publié dans : Spiritualité - Communauté : sex addicts anonymes
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 18:00

Pâques ! La vie est de nouveau possible. Malgré les ténèbres, la peur d'avancer, le noir de l'angoisse et de la compulsion qui scotche au présent, au définitif, Tu m'ouvres l'horizon, un nouveau possible. C'est de là que je repars, que je reprends goût au vivre après l'eau salée du calice du désespoir. Tu appelles, Tu pardonnes, Tu dépasses les murs de l'impossible et de la culpabilité pour nourrir mon Esprit, le mettre en confiance et me ressourcer enfin au puits de Ta liberté. Chacune des 24 heures est au final inauguration de cette renaissance à laquelle Tu m'appelles. Au coeur des ténèbres, l'énergie vitale, cette pulsion de vie ne meurt pas. Elle est pervertie. Il faut alors changer son regard, briser l'égocentrisme et la recherche de l'auto excitation afin de laisser l'amour prendre sa place. Aimer. C'est à dire ou vouloir mettre tout en oeuvre pour se dépasser afin d'assurer son propre progrès spirituel et celui du prochain. C'est ça le message de Pâques. L'amour est possible et peut engendrer la vie. Chaque jour, chaque minute, chaque seconde, chaque souffle de vie, il suffit de lui laisser prendre cette place qu'on lui refuse tant de fois. En permanence, le possible reste possible, ne l'oublions pas. 

Par Bruno - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Communauté des Consciences
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 16:45


Ces jours de Noël m'ont été profitables sur le plan spirituel. J'ai lu tout récemment un ouvrage du Victor Frankl, grand nom de la psychologie dont j'ai découvert la pensée. "Le Dieu inconscient", c'est le titre de cet ouvrage, suggère que l'humain est surtout à la recherche du sens de son existence, qu'il est travaillé par une spiritualité inconsciente et que la foi (l'amour) dans une transcendance peut lui permettre de poursuivre cette quête de sens. Un des exemples qu'il cite, celui d'une carmélite profondément dépressive, dont la tristesse est devenue une compagne au quotidien, et dont le choix de continuer à vivre réside dans la foi dans un Dieu dont elle persuadée qu'il a fait de chaque âme son Temple. C'est pour Lui, qu'elle décide de poursuivre son chemin.
On peut en savoir plus sur Victor Frankl, notamment link

.
J'aime beaucoup Noël. J'en ai encore longuement parlé à mon psy. Le rappel de l'enfance, bien sûr. Peut-être que le mystère de la Nativité me réjouit au-delà de ce que je crois en savoir. Le mois qui prépare Noël, l'Avent, est une période censée préparer son coeur à la venue de Celui qui vient. En réalité, Il vient en permanence, et l'ouverture en question n'est certainement pas un anniversaire, mais une posture d'esprit à travailler. Ce petit bébé dans une mangeoire nous dit beaucoup de la transformation spirituelle à laquelle appelle Noël. Chaque jour, une Création nouvelle nous est offerte si nous laissons le Christ venir à nous et en nous. Redeviens un enfant, laisse toi guider et transformer par Dieu : Noël est un message d'humilité profondément libérateur. Il est un appel à se laisser dépouiller et à se laisser reconstruire par l'Amour de Dieu. En acceptant cette totale fragilité de l'enfance qui est pourtant d'une potentialité créatrice remarquable. Quand on naît dans la mangeoire d'une étable, peut-être que l'on prend conscience que l'essentiel est de vivre ce qu'il y a à vivre déjà pour aujourd'hui ?

Pour le dépendant, Noël dit beaucoup de choses. Par ce don (par-don), Dieu nous libère de toute culpabilité et du poids du passé. Si je Le laisse entrer dans ma vie à nouveau, si je reconnais mon impuissance, je le laisse prendre le cours des choses. Mes compulsions traduisent bien souvent une volonté de maîtriser ma vie, quand bien même elles disent de manière pervertie un désir de vivre. Quand je me remets à croire que je peux la maîtriser la rechute n'est pas loin. J'aime donc beaucoup Noël pour cela : pour cette renaissance qu'elle suggère.
Par Bruno - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Communauté des Consciences
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