Cela fait une quinzaine de jours que j'ai à nouveau engagé des efforts de sobrièté, notamment sur le plan sexuel et émotionnel. Je fais surtout en sorte de m'abstenir de toutes pratiques compulsives. C'est à dire éviter la masturbation, la visite de site pornos, de chats érotiques (et de chats tout court, d'ailleurs), de lieux et d'endroits qui me rappellent mon passé de dépendant sexuel actif, mais aussi d'éviter tous les excès émotionnels comme la colère, les ruminations, les ressentiments, mais aussi les enthousiasmes débordants. Les fêtes, propices à tout cela sot passées en me laissant relativement tranquille. Comme pour l'alcool, je poursuis ce chemin en essayant la mise en oeuvre de principes de vies simples, en m'abstenant de tout produit compulsif un jour à la fois. C'est l'acceptation se laisser transformer par un mode de vie fondé sur la confiance, une foi dans la vie qui me permet de me libérer de ce qui m'attache à l'inertie destructrice.
La thérapie que je poursuis avec un psy, je le perçois, est en train de modifier pas mal de choses intérieurement, et m'amène à regarder avec un peu plus de franchise l'histoire de ma vie ainsi que celle de ma famille. Cela ne se passe pas sans résistances, sans doutes, ni sans douleurs, mais c'est, je pense, d'une renaissance dont il s'agit. Je ne rappelerai jamais assez à quel point il est utile et bénéfique de se faire aider, que ce soit par des psys ou des personnes qui vivent les mêmes choses que l'on vit.
Bonne année tout le monde !