La fatigue... La voila qui repointe son nez, avec ses copines, et ses copains. La mauvaise humeur, l'anxiété, un poil de stress et une motivation qui fait le yo-yo. Une certaine expérience s'appuyant sur le programme des AA (voir mes liens) me dirige tout de suite au rayon" acceptation". Je suis fait comme ça, et je me conseille vivement de ne pas essayer de forcer les choses. D'autant que que j'ai pas mal de boulot ce week-end, ce qui ne va pas arranger les choses - et une partie de l'énervement provient d'ailleurs du fait qu'on me demande des choses pendant qu'on laisse des gens tranquille. Mais c'est comme ça. Si je commence à cultiver le ressentimment, je pars en sens inverse. Il faut donc, y aller tranquillement, en n'oubliant pas de travailler la confiance. Dans ces moments de vulnérabilité, j'ai appris qu'il fallait bétonner. Hier, des souvenirs liés à ma dépendance sexuelle sont revenus cogner à la porte. Comme d'habitude. Bien sages, bien intellectualisés. Une luxure tout sourire, volontairement épurée du monceau de culpabilité et de honte qu'elle charrie. Si je ne pratiquait pas régulièrement une sorte d'observation parfois pointilleuse de ce qui me passe par le cerveau, le danger serait certainement plus vif. Se regarder, s'inventorier même, aide déjà à prendre le recul nécessaire pour regarder ensuite vers la bienveillance du Dieu auquel je crois, c'est à dire la Vie, ce cadeau qui m'a été confié pour diffuser l'amour, et participer ainsi à la Création, cette oeuvre que la compulsion s'empresserait de détruire si elle reprenait pleinement possession de mon corps. D'où l'importance, de s'accorder bien des moments de recul, pour y voir clair en soi. D'où l'importance aussi de faire appel à d'autres (psys, conseillers spirituels, amis de mouvements d'entraide), pour aider à dénicher ce qui est un peu plus compliqué à voir et nous aider ainsi à ne pas nous écarter du chemin de la Vie.
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