J'ai redémarré un sevrage aux excitants sexuels et redéfini plus clairement quels étaient mes comportements déclencheurs, ceux qui me font partir dans l'irrémédiable. Tous les sevrages que j'ai
vécu m'ont toujours donné le sentiment de goûter à nouveau à la vie après m'être accroché à une sorte d'autodestruction. Comme si la dépendance me confirmait bien qu'à l'origine du mal-être, il y a
la peur face à la vie, face à la liberté. "Vous n'êtes pas encore libéré" me dit régulièrement mon psy qui m'incite à dépasser mes blocages. Le manque de confiance explique que, face au stress, je
retourne à ce que je pense être le confort du shoot émotionnel que constitue l'excitation. Alors que je connais toutes les conséquences et que je sais qu'il n'y en aura jamais assez. Il n'y a donc
qu'une seule solution : m'abstenir de tout excitant et m'ouvrir à ce que m'offre la vie, à la grâce de celle-ci, à ce qui me semble être l'amour inconditionnel de Dieu et qui tourne le dos à
l'univers infernal du sexe marchandisé. Heureusement que le programme de vie de DASA est là, pour me suggérer d'accepter de déconstruire ce moi laminé de partout par la dépendance et de laisser
naître en moi ce nouvel homme, confiant et libre.
Par Bruno
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