J'ai eu l'occasion de lire aujourd'hui le message d'une aamie des Alcooliques anonymes (AA) qui expliquait à la fois la difficulté mais aussi la clef d'une abstinence qui ne soit pas une souffrance permanente. On ne joue pas à l'ascète en devenant abstinent, on décide de vivre différemment en tournant le dos à ce qui nous fait souffrir par excès de plaisir intense. Cette aamie donc disait qu'il lui était difficile de ne pas combattre une obsession liée à sa dépendance affective mais que c'était le chemin de la liberté. Il faut ressentir cette sensation de liberté pour pouvoir s'en souvenir, pour que cette expérience vienne donner envie de ne pas donner prise à l'obsession et de lui tourner le dos. Aujourd'hui, j'ai ressenti quelques-uns des ces instants, où j'appréciais d'avancer dans mon travail et de ne pas passer mon temps à forumer à mort sur de grandes questions philosophiques, spirituels ou religieuses. Bref, à ne pas me "branler la tête" comme je disais plus jeune, à l'époque où mon complexe d'infériorité se traduisait par un mépris beaufisant envers les intellectuels ; avant que je ne tombe dans une boulimie pour leur univers. Ces instants doivent me servir de points d'appui. Les coups de stress, les inquiètudes diverses, ont certes ravivé bien des appels lancés depuis mon cerveau par l'univers de la fuite virtuelle. Mais les forums des cyberdépendants m'ont servi de refuges, et je n'y ai finalement pas trop trainé.
J'ai été très "marqué" par la discussion du forum dépendance-sexuelle.info qui associe lusage du porno et du net à de l'héro. Ce 'flash" de plaisir quand on est sur la toile, comlplétement ailleurs, je le ressens, et je vois bien l'adrénaline nourrir mon esprit, lequel, forcément, en redemande.
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