Je souhaiterais dans ce post évoquer l’Espoir, ou l’Espérance. C’est une des clefs, je pense, qui permet de se sortir la tête de l’eau de ses dépendances. C’est bien à partir du moment où j’ai
commencé à m’intéresser aux Alcooliques anonymes que j’ai commencé à entretenir l’espoir qu’il était possible de vivre sans alcool. Une fois que j’avais franchi la porte de la réunion, une fois que
je me suis assis, une fois que je me suis dit « il faut que je suive leurs conseils », j’y ai cru. Ceci, alors que je ne croyais plus possible qu’une vie sans alcool puisse être possible. J’avais
tant de fois essayé, sans y parvenir !
L’Espoir n’est pas une notion abstraite. Elle est au contraire très concrète. Elle se manifeste dans les témoignages des AA, dans le choix qu’ils font de venir en réunion, pour mettre leur vécu en
partage et contribuer ainsi à ce qu’une force collective me remette sur pied pour repartir pour des nouvelles 24 heures en liberté.
L'espoir, une force qui s'esprime concrétement dans la Vie et l'espression de chacun
Cette Espérance traduit finalement l’expression de cette « puissance supérieure » dont parle, dès la deuxième étape, le programme des AA (mais aussi de DASA) qui en comporte douze. Il m’a fallu,
pour entrer en contact avec elle, arrêter de croire que tout seul je pouvais en sortir. Cette illusion ne faisait qu’avoir pour effet de me cogner la tête contre les murs et alimenter ma
culpabilité et mon « désespoir »… Il m’a fallu baisser les bras, ou plutôt faire taire mon orgueil écouter les aamis et les aamies qui me disaient simplement, « un jour à la fois c’est possible
».
Il m’arrive parfois de l’oublier, de détourner les yeux de l’horizon de l’Espérance. Mais heureusement, la lecture quotidienne de la littérature AA, mes réunions AA et DASA, ma participation à un
forum de dépendants sexuels, mes visites hebdomadaires chez mon psy (qui m’a été d’une aide précieuse, hier, pour m’aider à comprendre que, sans doute, un abus sexuel dans mon enfance avait été
enfoui dans ma mémoire et ressortait aujourd’hui) sont là pour me rappeler quel est le cap que j’ai décidé de prendre. Moi aussi, je veux partager cela. C’est possible, un jour à la fois, de se
libérer des chaînes de la dépendance. Il faut y croire. Garder l’Espoir.
J'aime bien tes écrits sur l'Espoir concret : je le concrétise dans mes actes, mes choix au quotidien. C'est déjà la conviction que "tout est toujours pour le mieux" - et ça c'est vraiment un acte d'espoir à la fin de ma journée pénible au travail. J'éspère que 2main sera mieux.
B24h