Depuis que j'ai redéfini ma sobriété sexuelle, notamment en incluant l'abstinence de masturbation, cela fait quatre semaines, depuis le 17 janvier, que je m'abstiens de tout
comportement limite. Le choix d'une plus grande rigueur dans mon mode de vie se traduit par une plus grande honneteté vis-à-vis de ma conscience. Oui, je sais que la moindre image érotique, que le
moindre début de fantasme, que le moindre démarrage de masturbation alimente la recherche d'excitation, dope que je recherche en réalité pour ne pas être dans la réalité telle qu'elle se
présente.
Le message qu'il me semble important à retenir, c'est que la sobriété n'est pas le combat. Combattre l'objet de la dépendance, c'est y rester accroché, c'est se mettre à son niveau. Or,
l'abstinence engage dans d'autres chemins qui ne sont plus ceux que le produit veut nous imposer. Quand la tentation est là, l'enjeu est avant tout d'accepter sa présence sans lui accorder
l'importance qu'elle recherche. Hier, le souvenir de compusion cherchait à m'amadouer. Mais comme j'ai décidé de faire autre chose, il n'a pas insisté. Reconnaitre son impuissance devant l'objet de
la dépendance - qu'il soit alcoolisé, émotionnel ou sexuel - amène à s'en détourner pour laisser place à autre chose qui s'appelle la Vie.