Samedi 2 décembre 2006
Je suis loin d'être sobre sexuellement et émotionnellement, ces temps-ci. Je me rends compte à quel point, comme me l'expliquait l'autre jour Orroz, que mon cerveau archaïque n'a pas complétement laché l'affaire et continue de réclamer ses doses. Ma prise de risque l'autre jour, quand je suis allé me perdre dans un secteur que je connais bien où des prostituées proposent leur charme, lui a sans doute donné à croire que c'était reparti comme en 40. Hier, la lecture d'un texte m'a remis à l'esprit quelques-unes de mes pratiques de dépendant sexuel actif, quand je compulsais dans le milieu gay. L'obsession était de nouveau là. Je suis bien heureux d'avoir un certain nombre d'outils à disposition, et notamment une réunion AA, hier soir, qui m'a remis dans l'esprit qu'il était inutile de penser pour un dépendant de penser qu'il pouvait à nouveau se mesurer au produit ou aux émotions qu'il l'ont fait plonger loin dans les profondeurs de l'autodestruction. je suis impuissant devant mes turpitudes, et il me faut juste faire en sorte, qu'au cours de cette journée, je sois le moins sujet aux excitations mentales. Je vais essayer de demeurer en contact avec ce Dieu d'amour auquel je crois et qui m'épaule, m'invite à y croire quand les passions font leur maligne. Demeurer tranquille, en arrêtant de penser que la vie est un manque qu'il faut remplir : voilà la clef.
Je ne suis sans doute pas tiré d'affaire en ayant mis quelques sites et cassettes X sur le coté. Tout le fonctionnement intllectuel qui m' y a amené résiste, visiblement. Ceci étant, je sais aussi que ces tourbillons ne sont que pour aujourd'hui, et que si je décide de cultiver la paix d'esprit, cela ira nécessairement vers le mieux.
par Bruno
publié dans :
dependance-liberte
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