Ce 7 novembre, il y a quatre ans que je nai pas consommé dalcool. Quatre années de « 24 heures » de liberté vis-à-vis de ce produit. Jen suis fier, bien sûr, même si je noublie pas que la vigilance demeure la meilleure manière de fêter cela, en rajoutant 24 heures nouvelles de liberté à mon chemin. Je noublierai jamais cette porte dun local AA, franchie un vendredi soir sombre de novembre. Jy suis allé abstinent. Jai ressenti beaucoup dauthenticité (y compris dans la souffrance de participants). Je my suis senti à ma place. Dans une fraternité. On ma suggéré : « essaye de ne pas boire le première rien quaujourdhui. Et demain essaye si ça marche. Et surtout reviens en réunion ». Oui, ça marche les AA et labstinence. Cest possible. Pas évident dentendre cela quand on est au plus mal. Mais layant été, au fond du trou, je sais que lon peut rebondir.
Cette aventure démarrée un 7 novembre 2003 ma permis douvrir la porte sur mon existence et ma fragilité. Jessaye de mettre à jour mon tempérament de dépendant, dindividu profondément fragile qui cherche à fuir ses peurs quand il ne les accepte pas. Hormis lalcool, des compulsions continuent de me mettre en difficulté. Jai rechuté à la masturbation compulsive dernièrement mais jai repris le chemin de labstinence un jour à la fois depuis -, jai toujours du mal avec le net et je galère un peu pour me sortir des insomnies sans médicaments en ce moment. C'est pas folichon au niveau moral, mais il est clair que mon positionnement face à la vie, est aujourd'hui plus dans l'acceptation qu'il ne l'était il y a quatre ans. J'ai engagé le chantier et il s'agit d'y aller sans se faire mal. Pas tout à la fois ma-t-on dit en AA. Je continue davancer, un jour à la fois, en laissant le temps au temps.
Par Bruno
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C'est un sujet que j'aborde assez souvent car j'y suis assez souvent confronté : la fatigue. Dès mes premères réunions d'Alcooliques anonymes, on m'a vivement suggéré de m'en méfier et de privilégier le repos. J'ai un peu forcé ces temps-ci que ce soit émotionnellement ou dans le travail. J'en ressens les effets et suis donc plus facilement sujet au stress et à l'anxiété. Et donc, mes comportements limites repointent le bout de leur nez. Pas d'alcool, pas de sexe compulsif (même si pour ce dernier cas, l'invitation a été insistante ces jours-ci), mais quelques débordements en matière de bouffe et de net.
Mes lectures spirituelles de ces jours-ci expriment une recherche de confiance plus importante en Dieu, en cette puissance de Vie qui me place chaque jour le chemin qu'Il veut bien m'ouvrir. Cette confiance qui fait en sorte de ne pas tomber dans le piège des excès "de trop ou de rien" comme le répéte souvent une amie AA, mais de demeurer dans le juste, le milieu, l'instant présent, bref, tout ce qui fait que l'on se contente d'être et de l'apprécier. Bon, je cours me calmer et me reposer.
Par Bruno
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L'autre jour, j'ai rêvé que je rechutais dans le sexe compulsif. Le rêve était flippant, très réaliste. J'avais décidé de pousser la porte d'un sex-shop et je suis vite retrouvé à "pratiquer" avec un mec. Le réveil a été brutal, pénible, et lourd de culpabilité.
La consommation de sexe demeure quelque chose de profond dans mon esprit. Elle m'a certainement structuré. Elle s'est installée presque comme une dimension existentielle, pur contrebalancer mes peurs et mes attentes affectives. Depuis peu, alors que je suis abstinent de toute visualisation X, j'ai aussi fait le choix de ne plus du tout répondre aux demandes de masturbation lancées chaque matin par mon corps. Le premier geste, désormais est de me lever, ce qui permet à mon esprit de penser à autre chose.
Mon rêve de l'autre jour m'a finalement été utile. C'est ce que j'essaie de me dire. Je le prends comme une occasion de me souvenir qu'il existe des endroits et des pratiques qui me font peur, et vers où je ne veux plus aller. Pour me libérer du sexe coimpulsif, c'est le chemin inverse qu'il me faut prendre. Autrement dit, il m'invite à ne pas oublier ma fragilité pour gagner la force de la sobrièté et de l'honnêteté.
Par Bruno
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Orroz, dont le site est devenu une référence pour comprendre le phénomène de la dépendance au "cybersexe" publie un livre. On peut le découvrir sur son site : www.orroz.net
Par Bruno
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Quelques mots avant de prendre quelques jours de vacances. J'ai été un peu dans le "dur", ces derniers jours. Un coup de colère m'a pas mal destabilisé, et donné l'envie, de nouveau, de fuir ma réalité. J'ai été pas mal dans l'obession, l'envie d'images, de masturbation ou de prostituée pour gérer le stress. Je vais mieux, là. Mais je constate à quel point la fragilité est à chercher dans l'angoisse de l'aujourd'hui et de l'absence de confiance. Je vais mieux car j'ai décidé de me poser, d'accepter ma réalité et de laisser faire la vie. J'en dira plus, plus tard.
Par Bruno
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