Un groupe DASA (dépendants affectifs et sexuels anonymes) existe depuis quelques semaines sur Lille et ses environs. Il se réunit chaque mercredi à 20h30. Toute personne qui a un désir de faire
cesser ses comportements de dépendance affective et/ou sexuelle est bien entendu la bienvenue. Pour en savoir plus (nous sommes en attente d'une salle définitive), on peut me contacter sur ce blog
ou à cette adresse : tolsto59@yahoo.fr
Je souhaiterais dans ce post évoquer l’Espoir, ou l’Espérance. C’est une des clefs, je pense, qui permet de se sortir la tête de l’eau de ses dépendances. C’est bien à partir du moment où j’ai
commencé à m’intéresser aux Alcooliques anonymes que j’ai commencé à entretenir l’espoir qu’il était possible de vivre sans alcool. Une fois que j’avais franchi la porte de la réunion, une fois que
je me suis assis, une fois que je me suis dit « il faut que je suive leurs conseils », j’y ai cru. Ceci, alors que je ne croyais plus possible qu’une vie sans alcool puisse être possible. J’avais
tant de fois essayé, sans y parvenir !
L’Espoir n’est pas une notion abstraite. Elle est au contraire très concrète. Elle se manifeste dans les témoignages des AA, dans le choix qu’ils font de venir en réunion, pour mettre leur vécu en
partage et contribuer ainsi à ce qu’une force collective me remette sur pied pour repartir pour des nouvelles 24 heures en liberté.
L'espoir, une force qui s'esprime concrétement dans la Vie et l'espression de chacun
Cette Espérance traduit finalement l’expression de cette « puissance supérieure » dont parle, dès la deuxième étape, le programme des AA (mais aussi de DASA) qui en comporte douze. Il m’a fallu,
pour entrer en contact avec elle, arrêter de croire que tout seul je pouvais en sortir. Cette illusion ne faisait qu’avoir pour effet de me cogner la tête contre les murs et alimenter ma
culpabilité et mon « désespoir »… Il m’a fallu baisser les bras, ou plutôt faire taire mon orgueil écouter les aamis et les aamies qui me disaient simplement, « un jour à la fois c’est possible
».
Il m’arrive parfois de l’oublier, de détourner les yeux de l’horizon de l’Espérance. Mais heureusement, la lecture quotidienne de la littérature AA, mes réunions AA et DASA, ma participation à un
forum de dépendants sexuels, mes visites hebdomadaires chez mon psy (qui m’a été d’une aide précieuse, hier, pour m’aider à comprendre que, sans doute, un abus sexuel dans mon enfance avait été
enfoui dans ma mémoire et ressortait aujourd’hui) sont là pour me rappeler quel est le cap que j’ai décidé de prendre. Moi aussi, je veux partager cela. C’est possible, un jour à la fois, de se
libérer des chaînes de la dépendance. Il faut y croire. Garder l’Espoir.
Par Bruno
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Depuis que j'ai redéfini ma sobriété sexuelle, notamment en incluant l'abstinence de masturbation, cela fait quatre semaines, depuis le 17 janvier, que je m'abstiens de tout
comportement limite. Le choix d'une plus grande rigueur dans mon mode de vie se traduit par une plus grande honneteté vis-à-vis de ma conscience. Oui, je sais que la moindre image érotique, que le
moindre début de fantasme, que le moindre démarrage de masturbation alimente la recherche d'excitation, dope que je recherche en réalité pour ne pas être dans la réalité telle qu'elle se
présente.
Le message qu'il me semble important à retenir, c'est que la sobriété n'est pas le combat. Combattre l'objet de la dépendance, c'est y rester accroché, c'est se mettre à son niveau. Or,
l'abstinence engage dans d'autres chemins qui ne sont plus ceux que le produit veut nous imposer. Quand la tentation est là, l'enjeu est avant tout d'accepter sa présence sans lui accorder
l'importance qu'elle recherche. Hier, le souvenir de compusion cherchait à m'amadouer. Mais comme j'ai décidé de faire autre chose, il n'a pas insisté. Reconnaitre son impuissance devant l'objet de
la dépendance - qu'il soit alcoolisé, émotionnel ou sexuel - amène à s'en détourner pour laisser place à autre chose qui s'appelle la Vie.
Par Bruno
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j'ai un peu de mal avec mes émotions ces jours-cI. Je viens de rechuter dans une sorte d'impulsion de colère et d'envie de fuir de chez moi toujours persuadé que la présence et l'attitude du gamin de ma femme est une atteinte à ma liberté. Folie ! Quelle galère d'être la proie de l'orgueil et de la mésestime. Dit comme ça, on a l'impression d'avoir affaire à des ennemis extérieurs alors qu'ils ne sont que l'expression de mon esprit malade. Je sais qu'il est nécessaire de ne pas trop de se poser de questions et d'essayer plutôt, une fois acceptée ma faille, d'avancer par le haut. C'est ce que j'essaye de faire jour après jour par la pratique du programme en 12 étapes et par la visite régulière d'un psy. Mais les retours en arrière me rappellent que j'ai encore bien du boulot, sur le plan émitionnel. Le problème c'est que cette intériorité blessée a tendance à foutre le bordel autour de moi et mes caprices à emmerder son monde. J'en étais tout à l'heure à me demander si la solitude ne serait pas finalement la solution. Mais en voyant arriver au grand galop l'ami Caliméro et débouler quelques idées autodestructrices et suicidaires que je connaissais bien quand j'étais dans l'alcool je me suis rappelé qu'il était toujours urgent de ne rien précipiter pour me souvenir qu'il importait d'abord d'essayer d'accepter ce que la vie a à me présenter pour en faire le meilleur objet possible. Si je dois partir en ermitage, autant qu'il soit intérieur et surtout relié à Dieu tel que le concois.
Mais l'important aujourd'hui, est surtout que je n'ai pas bu, que je n'ai pas envie de boire, que je n'ai pas compulsé sexuellement et que je n'en ai pas envie.
Par Bruno
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Cela fait une quinzaine de jours que j'ai à nouveau engagé des efforts de sobrièté, notamment sur le plan sexuel et émotionnel. Je fais surtout en sorte de m'abstenir de toutes pratiques compulsives. C'est à dire éviter la masturbation, la visite de site pornos, de chats érotiques (et de chats tout court, d'ailleurs), de lieux et d'endroits qui me rappellent mon passé de dépendant sexuel actif, mais aussi d'éviter tous les excès émotionnels comme la colère, les ruminations, les ressentiments, mais aussi les enthousiasmes débordants. Les fêtes, propices à tout cela sot passées en me laissant relativement tranquille. Comme pour l'alcool, je poursuis ce chemin en essayant la mise en oeuvre de principes de vies simples, en m'abstenant de tout produit compulsif un jour à la fois. C'est l'acceptation se laisser transformer par un mode de vie fondé sur la confiance, une foi dans la vie qui me permet de me libérer de ce qui m'attache à l'inertie destructrice.
La thérapie que je poursuis avec un psy, je le perçois, est en train de modifier pas mal de choses intérieurement, et m'amène à regarder avec un peu plus de franchise l'histoire de ma vie ainsi que celle de ma famille. Cela ne se passe pas sans résistances, sans doutes, ni sans douleurs, mais c'est, je pense, d'une renaissance dont il s'agit. Je ne rappelerai jamais assez à quel point il est utile et bénéfique de se faire aider, que ce soit par des psys ou des personnes qui vivent les mêmes choses que l'on vit.
Bonne année tout le monde !
Par Bruno
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