Jeudi 8 avril 2010
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18:00
Pâques ! La vie est de nouveau possible. Malgré les ténèbres, la peur d'avancer, le noir de l'angoisse et de la compulsion qui scotche au présent, au définitif, Tu m'ouvres l'horizon, un nouveau
possible. C'est de là que je repars, que je reprends goût au vivre après l'eau salée du calice du désespoir. Tu appelles, Tu pardonnes, Tu dépasses les murs de l'impossible et de la culpabilité
pour nourrir mon Esprit, le mettre en confiance et me ressourcer enfin au puits de Ta liberté. Chacune des 24 heures est au final inauguration de cette renaissance à laquelle Tu m'appelles. Au
coeur des ténèbres, l'énergie vitale, cette pulsion de vie ne meurt pas. Elle est pervertie. Il faut alors changer son regard, briser l'égocentrisme et la recherche de l'auto excitation afin de
laisser l'amour prendre sa place. Aimer. C'est à dire ou vouloir mettre tout en oeuvre pour se dépasser afin d'assurer son propre progrès spirituel et celui du prochain. C'est ça le message de
Pâques. L'amour est possible et peut engendrer la vie. Chaque jour, chaque minute, chaque seconde, chaque souffle de vie, il suffit de lui laisser prendre cette place qu'on lui refuse tant de
fois. En permanence, le possible reste possible, ne l'oublions pas.
Par Bruno
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Publié dans : Spiritualité
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Lundi 1 mars 2010
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17:25
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PENSEE DU JOUR EA : Est-ce que j'identifie la vie à la dépression, à l'anxiété ou a un autre symptôme ? est-ce que j'ai peur que si ces choses déplaisantes
disparaissaient de ma vie il ne resterait plus rien d'autres ? est-ce que je veux vraiment que le malheur s'en aille ? est-ce que je profite d'un nouveau mode de vie ? est-ce que j'ai
arrêté de me voir comme un infirme émotif croyant que je ne pourrai jamais espérer m'en sortir ?
Est-ce que j'accepte Dieu ? est-ce que j'adore mon apitoiement et ma peur du changement et que je m'y cramponne ?
MEDITATION DU JOUR :
Aides-moi à rejeter l'idée que je ne pourrai jamais changer. Aides-moi à m'accepter moi-même aujourd'hui, capable de changer. Aides-moi à savoir que je vaux plus que ma souffrance et que
j'ai le choix de valoir plus que ma souffrance.
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI : j'aurai le courage d'accepter la paix que m'apporte le mode de vie.
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Cette pensée du 24 février des Émotifs anonymes m'aide beaucoup à dépasser la culpabilité qui peut surgir lors de moments difficiles, de rechute, de retours dans d'anciens comportements émotifs
symptomatiques de la dépendance. La culpabilité s'exprime encore dans des témoignages sur le forum des dépendants sexuels. Je remercie Dieu de m'avoir permis de lire ça sur celui des EA, qui vient
en écho.
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En acceptant que j'étais impuissant devant mes compulsions, j'ai cessé de me battre avec et de me considérer comme le pire des hommes. La culpabilité alimente ma complaisance et justifie les
rechutes. Or, si je suis alcoolique, je suis alcoolique ABSTINENT. Je suis dépendant, mais dépendant EN RÉTABLISSEMENT, qui essaye un jour à la fois de tenir les "produits" suffisamment éloignés.
Je ne suis pas coupable d'être malade, mais responsable de mon rétablissement. Celui-ci passe par une démarche de confiance dans quelque chose de supérieure qui veut mon bien est m'appelle à
changer. C'est lorsque je veux tout maîtriser du cours des choses, lorsque je laisse mon orgueil mener la barque, que mes anciens comportements refont surface. Je sais que je dois aller en réunion
et en parler à d'autres dépendants.
Par Bruno
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Mercredi 30 décembre 2009
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16:45
Ces jours de Noël m'ont été profitables sur le plan spirituel. J'ai lu tout récemment un ouvrage du Victor Frankl, grand nom de la psychologie dont j'ai découvert la pensée. "Le Dieu
inconscient", c'est le titre de cet ouvrage, suggère que l'humain est surtout à la recherche du sens de son existence, qu'il est travaillé par une spiritualité inconsciente et que la foi
(l'amour) dans une transcendance peut lui permettre de poursuivre cette quête de sens. Un des exemples qu'il cite, celui d'une carmélite profondément dépressive, dont la tristesse est devenue une
compagne au quotidien, et dont le choix de continuer à vivre réside dans la foi dans un Dieu dont elle persuadée qu'il a fait de chaque âme son Temple. C'est pour Lui, qu'elle décide de
poursuivre son chemin.
On peut en savoir plus sur Victor Frankl, notamment link
.
J'aime beaucoup Noël. J'en ai encore longuement parlé à mon psy. Le rappel de l'enfance, bien sûr. Peut-être que le mystère de la Nativité me réjouit au-delà
de ce que je crois en savoir. Le mois qui prépare Noël, l'Avent, est une période censée préparer son coeur à la venue de Celui qui vient. En réalité, Il vient en permanence, et l'ouverture en
question n'est certainement pas un anniversaire, mais une posture d'esprit à travailler. Ce petit bébé dans une mangeoire nous dit beaucoup de la transformation spirituelle à laquelle appelle Noël.
Chaque jour, une Création nouvelle nous est offerte si nous laissons le Christ venir à nous et en nous. Redeviens un enfant, laisse toi guider et transformer par Dieu : Noël est un message
d'humilité profondément libérateur. Il est un appel à se laisser dépouiller et à se laisser reconstruire par l'Amour de Dieu. En acceptant cette totale fragilité de l'enfance qui est pourtant d'une
potentialité créatrice remarquable. Quand on naît dans la mangeoire d'une étable, peut-être que l'on prend conscience que l'essentiel est de vivre ce qu'il y a à vivre déjà pour aujourd'hui ?
Pour le dépendant, Noël dit beaucoup de choses. Par ce don (par-don), Dieu nous libère de toute culpabilité et du poids du passé. Si je Le laisse entrer dans ma vie à nouveau, si je reconnais mon
impuissance, je le laisse prendre le cours des choses. Mes compulsions traduisent bien souvent une volonté de maîtriser ma vie, quand bien même elles disent de manière pervertie un désir de vivre.
Quand je me remets à croire que je peux la maîtriser la rechute n'est pas loin. J'aime donc beaucoup Noël pour cela : pour cette renaissance qu'elle suggère.
Par Bruno
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Publié dans : Spiritualité
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Lundi 30 novembre 2009
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19:22
Voici un poème trouvé sur le forum de la retraite de l'Avent de Notre-Dame du Web.
AMOUR
Amour m'a dit d'entrer, mon âme a reculé
Pleine de poussière et de péché.
Mais Amour aux yeux vifs, en me voyant faiblir
De plus en plus, le seuil passé,
Se rapprocha de moi et doucement s'enquit
Si quelque chose me manquait.
"Un hôte", répondis-je, "digne d'être ici".
"Or", dit Amour, "ce sera toi".
" Moi, le sans-coeur, le très ingrat ? Oh, mon aimé,
Je ne puis pas te regarder."
Amour en souriant prit ma main et me dit :
" Qui donc fit les yeux, sinon moi?"
"Oui, mais j'ai souillé les miens, Seigneur.
Que ma honte s'en aille ou elle a mérité."
"Ne sais-tu pas", dit Amour, "qui a porté la faute?"
"Lors, mon aimé, je veux servir."
"Assieds-toi", dit Amour, "goûte ma nourriture."
Ainsi j'ai pris place et mangé.
De George Herbert ( 1593 - 1633 )
Auteur anglais.
Par Bruno
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Publié dans : Prières
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Lundi 30 novembre 2009
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18:44
Je vis des choses qui ne sont pas simples en ce moment sur le plan familial. Notamment la maladie, qui touche des proches. Je vis donc le lot commun de l'humanité, de nombre de familles.
Ma dépendance ayant essentiellement à voir avec la fuite des difficultés et des contradictions de l'existence, il est évident que la tentation est grande de regarder ailleurs, dans des illusions
qui ont le goût de l'eau salée et à me révolter contre cet instant présent qui me met mal. J'ai appris, avec les fraternités en douze étapes, le sens profond de ce que l'on appelle l'acceptation.
Non pas une résignation, mais le choix de poursuivre, malgré tout, sur le chemin qui m'est ouvert chaque jour par le Dieu que je conçois. Cette Vie suggérée, que je peux refuser ou accepter.
Tout a un sens, et ce n'est pas en regardant ailleurs que je vais voir la flèche que Dieu m'indique.
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La foi m'enseigne aussi que le mal, la douleur, la peur, tout cela a été emmenée par le don total du Christ. La résurrection me dit surtout que la vie se poursuit. J'ai aussi lu que cette
résurrection au fond, contraignait désormais le mal a coopérer avec la création, laquelle est désormais entre mes mains, entre nos mains pour la faire grandir dans l'amour du prochain. Mais trêve
de réflexion théologique dont j'ai conscience de la faiblesse d'envergure, n'étant de loin pas un spécialiste. ;-)
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Accepter donc, le choix de vie qui m'est proposé aujourd'hui. Accepter pour vivre. Je vois là le sens de la fameuse prière de la sérénité que nous lisons dans les réunions AA :
"Mon Dieu, donnez moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer ; le courage de changer les choses que je peux changer ; et la sagesse d'en connaître la différence".
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L'acceptation ouvre la porte sur le courage et la sagesse.
Par Bruno
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Publié dans : dependance-liberte
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