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Mercredi 17 juin 2009
J'ai lu, hier dans un quotidien, cette citation antique qui me semble être bien dans le ton de la philosophie des groupes en douze étapes :

"Le courage croît (perso, je pourrais y associer aussi le verbe croire ;-)] en osant et la peur en hésitant".

C'est un poète latin, Syrus, link qui pense cela. Une invitation à la confiance et à la détermination.
Par Bruno - Publié dans : Spiritualité
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Vendredi 12 juin 2009

Un mois d'abstinence à la compulsion sexuelle. Enfin presque, car c'est pour demain, mais demain, je ne devrais pas toucher à un ordi. Revenir avec plus de sérieux et de foi au "un jour à la fois" permet aussi d'apprécier les étapes de liberté que l'on franchit. Cela faisait un petit moment que je ne parvenais plus à aligner une sobriété dans la durée. Le fait de me sentir soutenu, m'a renforcé dans ma détermination. Car à l'arrivée, il n'y a que moi qui décide de m'abstenir. Mais cette détermination serait vite perdue, si elle n'était pas alimentée par la force d'un programme, celui des AA que je fréquente et travaille plus assidûment ces derniers temps (car mon groupe DASA a un peu du mal à retrouver une vitesse de croisière). J'invite vraiment les dépendants à fréquenter ces fraternités en douze étapes. Le Passant anonyme qui passe parfois ici et qui s'inspire de ces fraternités possède un site de grande qualité que je vous conseille link

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Que faire face à la colère, l'emballement, l'irritabilité excessive ? Les émotions de ces derniers jours ne me plaisent pas. Je me suis encore emporté hier. Il va falloir que je travaille ma tolérance. mais avant tout, il va falloir que j'accepte mon impuissance devant ces émotions, pour pouvoir mieux les repérer et me laisser accompagner par la douceur et l'amour de ma Puissance supérieure. Me laisser "déposséder".

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Tout cela étant dit. Abstinent d'alcool et de sexe compulsif, je vis quand même des moments de grande liberté.
Par Bruno - Publié dans : dependance-liberte
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Samedi 16 mai 2009
Je reviens à nouveau de l'enfer. D'une virée douloureuse dans la compulsion sexuelle. J'ai passé, ces derniers temps, de longs moments à m'exciter sur les annonces de rencontres et sur du porno, pour finir à deux doigts de concrétiser le passage à l'acte. C'est un appel au secours sur le forum des dépendants sexuels qui m'a une fois encore sauvé la mise. Et la main tendue d'un participant, son témoignage au téléphone qui me remet sur le chemin du sevrage et de la sobriété.
Il m'a rappelé cette évidence, fréquentant lui aussi les AA et DASA : cette première étape sur les douze que compte le programme de rétablissement et qui me rappelle que je suis "impuissant" devant l'alcool et ma dépendance sexuelle et affective. Ce qui signifie qu'il ne sert à rien de composer avec la compulsion ni de gérer ma consommation. Une goutte d'alcool me fait retourner au fond du tonneau. Une seule tentative de retourner vers le sexe compulsif finit par m'entraîner vers le fond du toujours plus excitant dont je ne connais que trop bien, à la fois la vanité et la douleur.
Cette expérience me ramène à cette évidence.

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Il y a une autre dimension qui me semble essentielle à rappeler au sortir de cet enfer, c'est que l'obsession, parce qu'elle colonise absolument tout de l'esprit, parce qu'elle finit par diriger tous les comportements, tous les désirs pour les tendre vers la nourriture qu'elle exige, parvient à isoler celui qui en devient l'esclave. Ce qui encourage cela, c'est la culpabilité, et l'illusion dans laquelle elle enferme. Comme le dit souvent une aamie des AA, pour alerter sur l'isolement, dans un jeu de mot plus subtil qu'il en a l'air : "l'enfer me ment". La culpabilité, cette fuite dont parlait Orroz (www.orroz.net), essaye de fermer à l'espoir de revoir la lumière. Plus je compulse, plus je culpabilise, moins j'ai de ressorts pour sortir de là, et plus je compulse etc.
Pour sortir de ce cercle vicieux, il n'y a qu'une intervention extérieure qui puisse réellement être efficace. Cela suppose de savoir s'arrêter pour accepter sa présence et son aide. C'est à partir du moment où j'ai accepté de m'asseoir autour d'une table dans une réunion des AA et d'écouter les conseils des AAmis que j'ai trouvé la clef de mon abstinence. Mercredi, c'est l'aide de ce dépendant qui m'a réellement récupéré.

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On comprend mieux, dès lors, toute l'importance qu'il y a à entretenir un réseau d'entraide entre les dépendants. Les fraternités en douze étapes comme les AA ou les DASA sont précieuses. À la condition bien sûr d'accepter de s'en remettre avec confiance à l'entraide et d'arrêter de penser que seul, je peux tout maîtriser. Le dépendant est d'abord victime de l'illusion de toute puissance. S'il y a une Puissance supérieure capable de me rendre la raison (2e étape), elle commence s'exprime avant tout dans l'entraide, concrète et fraternelle.



Par Bruno - Publié dans : dependance-liberte
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Mercredi 8 avril 2009
En cette veille de Jeudi saint, je reproduis quelques mots sur le forum de la retraite sur le net à laquelle j'ai participé pour le Carême. Un état d'esprit que je vous partage, car il touche directement à mes dépendances.

"J'ai été secoué par la méditation de mardi, à partir de la phrase de Jésus à Pierre : "Tu serais prêt à donner ta vie pour moi ?". Cela m'a renvoyé à mes fragilités, à mes peurs, mes égoïsmes aussi. Souvent, il ne passe pas longtemps - le coq n'a pas chanté trois fois - avant que j'oublie la Parole du Christ, pour médire sur l'autre ou le juger par exemple, que je trahisse, alors que je l'avais accueilli dans l'enthousiasme juste avant. 
Mais, pourtant je m'accroche quand même, sans doute grâce à cet amour inconditionnel dont il me témoigne. Je pense que ce Carême m'a beaucoup aidé à m'ouvrir sur cet amour, à faire mourir quelques pans de mon égocentrisme, pour mieux accueillir Dieu. "
Par Bruno
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Mercredi 25 mars 2009
J'ai redémarré un sevrage aux excitants sexuels et redéfini plus clairement quels étaient mes comportements déclencheurs, ceux qui me font partir dans l'irrémédiable. Tous les sevrages que j'ai vécu m'ont toujours donné le sentiment de goûter à nouveau à la vie après m'être accroché à une sorte d'autodestruction. Comme si la dépendance me confirmait bien qu'à l'origine du mal-être, il y a la peur face à la vie, face à la liberté. "Vous n'êtes pas encore libéré" me dit régulièrement mon psy qui m'incite à dépasser mes blocages. Le manque de confiance explique que, face au stress, je retourne à ce que je pense être le confort du shoot émotionnel que constitue l'excitation. Alors que je connais toutes les conséquences et que je sais qu'il n'y en aura jamais assez. Il n'y a donc qu'une seule solution : m'abstenir de tout excitant et m'ouvrir à ce que m'offre la vie, à la grâce de celle-ci, à ce qui me semble être l'amour inconditionnel de Dieu et qui tourne le dos à l'univers infernal du sexe marchandisé. Heureusement que le programme de vie de DASA est là, pour me suggérer d'accepter de déconstruire ce moi laminé de partout par la dépendance et de laisser naître en moi ce nouvel homme, confiant et libre.
Par Bruno
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