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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 16:55

Une petite réflexion, pour un retour à la vie de ce blog consacré au rétablissement des dépendances sur la base du programme en 12 étapes mis en place par Alcooliques anonymes.

J'ai toujours expliqué - et justifié - mes consommations (alcool, sexe, sucre...) par un vide à combler et une angoisse face à celui-ci à dépasser. Je me suis convaincu que je devais remplir un vide. En fait, c'est cette démarche de pensée qui pose problème. Est-ce que je dois vraiment partir à la conquête d'une plénitude sensée remplir un vide ? Y'a-t-il vraiment un vide ? J'ai lu un maître spirituel qui explique qu'il s'agit surtout pour l'homme de se déployer, à la différence de devenir. Autrement dit de s'ouvrir à la plénitude donnée par la Puissance supérieure.

Lorsque je me sens vide, incomplet, insatisfait, j'ai envie de consommer. A ce moment-là, mes fantasmes multiples m'emmènent ailleurs et demain, ou hier. Mais "la plénitude que je recherche", pour reprendre l'expression du Livre blanc des Sexoliques anonymes (au chapitre "Le problème") est déjà là, dans cette vie donnée et dans ces capacités à s'épanouir, et non pas dans une recherche incessante de nouveauté et de toujours plus.

Bref, je dois m'ouvrir et accueillir ce qui m'est donné à place de prendre et de consommer. Etre dans la gratitude et surtout être dans le moment présent.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 22:16

 

Si vous estimez être dépendant sexuel et/ou affectif, que vous perdez le contrôle de votre sexualité et que vous voulez sortir de cette dépendance, Sexoliques anonymes, qui s'appuie sur le programme des Alcooliques anonymes, peut peut-être vous aider.

 

Réunions SA

 

- Lille. Le mercredi à 20h15.

 

- Paris. Le jeudi à 18h30.

 

- Réunion téléphonique francophone. Le jeudi de 19h30 à 20h30.

 

Pour avoir les adresses et contacts de ces réunions, ainsi que le numéro et code d'accès de la réunion téléphonique; contacter SA par le biais du mail ci-dessous.

 

Il existe également des réunions francophones à Bruxelles (le samedi à 10h) et Luxembourg (le samedi à 10 h).

 

N'hésitez pas à vous renseigner. Où que vous soyez, une solution existe. Contact : sexoliquesanonymes.eu@gmail.com

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 11:05

 

 

Je suis de retour, après avoir délaissé ce blog. Mon rétablissement se poursuit, en même temps (et sans doute grâce à) que ma relation consciente à Dieu, ma Puissance supérieure comme on le dit chez les Alcooliques anonymes et dans les autres fraternités qui utilisent elles aussi le programme en 12 étapes.

Qu'est-ce qui me pousse à vouloir de nouveau partager via le net sur mon parcours de rétablissement ? Peut-être ce grand moment de fraternité véçu lors du congrès d'Alcooliques anonymes, le dernier week-end à Lille,  quasiment à côté de chez moi. J'ai eu la chance de pouvoir partager lors d'une réunion, sur cette révélation qu'avait constituée ma première réunion en AA, il y a eu 10 ans ce jeudi 7 novembre. Il m'était révélé tout d'abord qu'une solution pouvait exister, pour moi, qui ne passait pas une journée sans boire depuis des années. Et cette solution me proposait tout simplement d'essayer de ne pas boire uniquement pour les 24 heures à venir et d'adopter un mode de vie permettant de maintenir tant bien que mal à flots mon navire, bien amoché à l'époque. Surtout, je découvrais que l'amour existait. L'amour authentique, gratuit, de ces gens réunis autour d'une table que rien pourtant n'aurait du amener à vouloir me tendre la main. Si ce n'est celui d'avoir découvert que la Vie sans alcool était possible et qu'il leur fallait partager de cette Vie pour la conserver.

 

J'ai eu le sentiment de me relier à cette force d'amour, le WE dernier, lors du congrès de AA France. Cet amour, présent dans les réunions et les amis de la fraternité, c'est Dieu tel que je conçois. Et tel qu'il me maintient abstinent d'alcool depuis 10 ans et sobre sexuellement (dans la fraternité Sexoliques anonymes link) depuis un peu plus de 3 ans aujourd'hui.

 

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:26

Je vous partage ce très beau texte de Charlie Chaplin. A lire, à relire et surtout à méditer.

 

 

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,
n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes
convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente 
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation, ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la
personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd'hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer
de tout ce qui ne m’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans ,
j’ai abandonné les méga projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu
compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l' Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir ,
mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est Savoir vivre !


Charlie Chaplin 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 13:50

Le groupe Sexoliques anonymes de Lille se réunit chaque mercredi à 20h15.

Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à nous contacter : salille@ymail.com

 

Si vous êtes isolés, ailleurs en France et que le programme de SA vous intéresse ne restez pas seuls, contactez-nous. Il y a toujours la possibilité de s'entraider !

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 11:56

SA n'existe pas encore en France. Un groupe essaie toutefois de se constituer à Lille.

Si des Français sont intéressés par cette fraternité, ils peuvent contacter les créateurs de ce blog : http://sexoliquesanonymeslille.over-blog.com

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 11:17

Il y a aujourd'hui 40 jours que je suis sobre sexuellement. Après ma dernière rechute, j'ai ressenti l'envie de vivre à nouveau, de mettre les moyens nécessaires pour vivre enfin dans la liberté, un jour à la fois. J'ai compris que mon principal danger était de laisser la moindre goutte de luxure prendre le contrôle. Tout commence chez moi par la pensée et la vue. Mon regard peut-être celui du prédateur. Pourquoi ? Car il capte l'image croisée dans une rue, celles par exemples d'un décolleté ou d'une fille attirante pour nourrir mon désir de la consommer. En réalité, même si je suis abstinent d'alcool depuis quelques années, je demeure un malade qui cherche à consommer et qui a continué de consommer par d'autres voies, notamment les fantasmes, l'excitation, la masturbation, la fréquentation de sex-shop, le porno, les relations avec des hommes et des prostituées. En mai juin dernier, j'avais même remis le nez dans les médicaments.

 

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En fréquentant les Sexoliques anonymes, j'ai découvert une définition de la sobriété claire, mais simple. Pas de sexe avec moi-même et une autre personne en dehors du mariage. Le mariage tant décrié aujourd'hui est pourtant une démarche qui garantit la durabilité d'une union puisque signifiant le don entier et éternel pour l'autre. C'est en tout cette manière d'être que je désire vivre dans cette union proclamée avec mon épouse devant Dieu.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 17:08

 

 

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 16:53

 





En ce temps-là, Jésus prit la parole : " Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » 

Matthieu 11,28-30.

Quand le fardeau est trop lourd… Le fardeau ? Autrement dit, toutes les peurs, toutes les émotions négatives et tout ce qui nous accroche à une manière de fonctionner refusant de se donner, de se laisser emmener sur le fleuve de la vie, de laisser vivre. Tous ces produits consommés et toutes ces compulsions qui donnent l’illusion d’exister, de se sentir exister, mais qui en réalité consument et détruisent.

Se libérer d’une dépendance commence par là. Par prendre conscience qu’il est devenu impossible de continuer à croire que l'on peut porter seul le fardeau. Qu’il faut le poser. Lâcher prise. Puis s’ouvrir. À un Autre, à une Parole, à « quelque chose » qui nourrit. Pas toujours simple quand on est tellement habitué à se détruire et à fonctionner à l'orgueil. S’ouvrir à la douceur et à l’humilité. Cesser de vouloir forcer les choses, mais se laisser atteindre par une force d’amour et retrouver ainsi une volonté de vivre. S’ouvrir aux autres dépendants qui sont engagés sur le chemin de la liberté, qui témoignent de l’Esprit à l’œuvre dans le monde et qui nous indiquent la voie de la résurrection promise par le Christ. Je n'oublie pas qu'Il en chacun de nous depuis qu’Il s’est donné à l'humanité.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 15:45

Sur un site Internet, je trouve cet extrait d'un ouvrage de Jacqueline Barus-Michel qui me semble utile pour comprendre le rapport qui existe entre la jouissance et la mort dans l'addiction.

 

http://www.pedagopsy.eu/livre_erotisme.htm

 

<<LES CONDUITES ADDICTIVES

À travers les consommations de substances toxiques ou des conduites qui mêlent le jeu à la chance et la prise de risque (ce qui revient au même), on retrouve cette impulsion à aller au-delà des limites, à transgresser les règles qui font l'ordinaire et le normal. Et c'est encore la toute jouissance et la toute-puissance qui sont recherchées dans leur inextricable confusion avec la mort.

Ces conduites déclenchent des modifications de la chimie du cerveau ; le flux hormonal, la circulation, la tension bouleversent à leur tour la perception des sensations et l'état émotionnel, provoquant une excitation proche de la jouissance, l'impression de sortir de soi, de «planer» au-dessus des contingences et des contraintes, ou de dominer le destin. La jouissance se double alors d'une illusion de toute-puissance. Mais l'une comme l'autre sont douloureusement instables ; leurs faces contraires, l'échec et la dépression, surgissent à tout moment faisant réapparaître ce qui a induit ce jeu avec soi-même et avec la mort: l'impuissance faite d'une inaptitude à se confronter aux trop ordinaires usures de la réalité, à reconnaître le manque. La répétition sous les formes de l'addiction conjure le temps et fait croire à l'éternité possible de la jouissance et de la puissance, masque la présence incontournable de la mort.

Il n'y a pas que l'adepte des drogues qui cherche l'oubli de ses inaptitudes à vivre dans les mirages qu'elles lui octroient passagèrement, le joueur (quel que soit le jeu ou la spéculation) arrache de la jouissance et de la puissance à cet instant où il croit dominer le destin et flaire la promesse de gains fabuleux ; comme un sportif de l'extrême, il est hors de lui, ayant brisé les barrières de l'ordinaire, son moi explosé aux dimensions de l'univers, outrepassant la différence entre la vie et la mort.>> p. 132

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